32 - MALLETIER





Autrefois, fabricants, loueurs et réparateurs, les malletiers avaient 3 sortes de clientèle :
1 - Les transports de marchandises non accompagnées,
2 - Les bagages des marins : les malles dans la marine étaient parfois en bois de camphrier. Elles étaient stockées dans les soutes humides, peu aérées où s’ajoutait la chaleur des machines à vapeur : conditions idéales pour le développement de la vermine. Le camphre, excellent désinfectant et insecticide, était le bon remède naturel et efficace, mais d'un coût de location supérieur et réservé à une clientèle aisée,
3 - Enfin, la clientèle de divers voyageurs.

Il était fréquent de louer une ou plusieurs malles, selon le nombre de personnes en voyage et la durée de celui-ci, ou tenant compte des habitudes d'emmener certains objets utiles ou accessoires.

Le loueur était obligatoirement réparateur, afin de pouvoir relouer ses malles en bon état. Elles comptaient parmi les signes extérieurs de richesse, tout comme le personnel de maison, la calèche, etc.

Depuis longtemps, les valises ont remplacé les malles, car elles sont moins lourdes, moins encombrantes, d'un prix d’achat plus abordable et ne nécessitent pas d’employés de maison pour la manutention.

Le malletier, un artisan oublié et disparu des villes, en général.

Il reste quelques malletiers de luxe anciens et célèbres, tels Hermès et Vuitton qui possèdent un musée de malles très exceptionnelles.


32 - TRUNK-MAKER





In the past, chest and trunk-makers would manufacture, sell, rent out and repair trunks and boxes. They had three types of clients:

1 - Transporters carrying unaccompanied luggage,
2 - Voyagers by sea needing luggage: trunks for naval use were often made from camphorwood. They were stored in the damp ship’s hold, sometimes subject to intense heat from steam engines, which provided ideal conditions for parasites to proliferate inside. Camphor was a natural disinfectant and insecticide, but camphorwood trunks cost more to rent and were reserved for wealthier travellers,
3 - Travellers of all kinds.

Travellers often rented one or more trunks for a journey, according to the number of people travelling and the length of the trip, allowing them to transport vital objects, clothes and accessories.

The shop also repaired trunks, enabling its owner to rent out luggage in good condition. Travelling trunks were a sign of wealth, like keeping servants and having one’s own carriage.

Suitcases have now replaced trunks, being lighter and less cumbersome, cheaper to buy and they do not require household servants to carry them from room to room.

The old trade of trunk-maker has almost disappeared, although certain luxury suppliers remain, such as Hermés and Louis Vuitton. The latter company has a museum showing remarkable examples of old travelling trunks.