13 - BLANCHISSEUSE





Le lavage du linge remonte dans nos lointains souvenirs, dont l'image d'un lavoir.

Au lavoir, les blanchisseuses utilisaient une caisse en bois appelée carrosse : quel contraste avec son usage réel, car dans le carrosse on ajoutait un peu de paille ce qui permettait aux blanchisseuses de s'installer à genoux.

Elles utilisaient des battoirs de différentes formes pour frapper le linge, afin de le décrasser à l’eau courante du lavoir ou du cours d’eau.

A domicile, le linge était mis dans une lessiveuse remplie d’eau, que l'on faisait chauffer ou bouillir selon sa nature. Des copeaux de savon y étaient souvent ajoutés.

Le lavage à la brosse se faisait sur une planche à laver dans un grand baquet posé sur un tréteau en bois.

La journée de lessive comportait plusieurs étapes : le tri du linge sale, le lavage, le rinçage, l’essorage et l’étendage. Enfin, le nettoyage de tout ce matériel.

Dans l'atelier de blanchisserie, vous pouvez remarquer à gauche une machine à laver : la cuve est en bois et munie de cerclages, fabrication ressemblant à celle des tonneaux. Cette machine encore utilisée jusque dans les années 60 s’appelait une batteuse : en effet, à l’intérieur étaient actionnées manuellement trois battes en bois qui effectuaient un mouvement de va et vient pour battre le linge.

Le matériel installé présente une large évolution des machines de lavage : il était fréquent, en blanchisserie, d’utiliser ce matériel jusqu’à son usure complète. Pourquoi mettre au rebut un matériel qui peut encore fonctionner et rendre service ?

A droite, sur l’étagère, une boîte en bois contient du savon du bois de Panama ; arbre dont la sève avait des qualités lessivielles permettant de dégraisser facilement le linge.

La présente blanchisserie est complétée d’un coin repassage : il était fréquent que celui-ci soit exécuté dans une boutique spécialisée n’effectuant que cette prestation.


13 - LAUNDRY





Some of us can still remember an old fashioned wash house, where the washer women used a wooden containers called coaches, where they could install a little straw for them to kneel on. They used different shaped wooden paddles, called beetles, to beat the linen in the running water of the wash house, or in the river.

At home the linen was put into a container filled with water, which was heated, or brought to boiling point, according to the linen to be washed. Soap flakes were often added.

Sometimes a wash board was put into a tub, placed on trestles, and linen was washed with a brush.

Washing day was long as it involved different operations : sorting the dirty linen, washing, rinsing, wringing and hanging out to dry. After that all the material used had to be cleaned.

In the laundry you can see a washing machine on the left , this is a circular vat with wooden rings, looking like a barrel. This machine was in use until the 1960s and was called a beater, because three hand operated wooden paddles were moved around , in order to beat the linen.

There is a wide range of washing machines on display, this material was often used until it was completely worn out : after all, why throw away something that can still work and be useful?.

On the shelf on the right a wooden box contains soap of Panama wood, which helped eliminate grease from the linen.

This laundry has a corner for ironing, but this could often be done in a specialised boutique which did only ironing.